Celle sur qui on compte
Au travail, on vient te voir quand il faut trancher. Dans ta famille, c'est toi qu'on appelle quand ça ne va pas. Tes amies te confient leurs histoires. Tu tiens, tu organises, tu rassures.
Et quand tu rentres le soir, seule ou à côté de quelqu'un, tu as parfois cette sensation étrange : tu es entourée, et pourtant tu te sens seule.
Seule, même en couple
Cette solitude ne dépend pas seulement du fait d'être en couple ou non. Beaucoup de femmes la ressentent à côté de quelqu'un qui les aime.
Il est là, mais il ne sait pas vraiment ce qui se passe en toi. Tu ne le lui dis pas. Pas par manque de confiance en lui, mais parce que tu as l'habitude de gérer seule. Tu racontes les faits, rarement ce que tu ressens.
Chez les femmes célibataires, la même chose se joue plus tôt. Tu rencontres quelqu'un, tu restes forte, agréable, intéressante. Mais tu montres peu de toi. L'histoire ne va jamais très loin.
Ce que ta force protège
Être forte t'a sans doute beaucoup servi. Souvent, cette force s'est construite à un moment où tu ne pouvais pas compter sur les autres. Elle t'a protégée, et elle continue de le faire.
En amour, elle protège surtout d'une chose : avoir besoin de quelqu'un et ne pas être rejointe. Alors tu prends les devants. Tu n'as besoin de personne, ou du moins, personne ne le voit.
C'est une forme de l'automatisme amoureux : tu retiens ce que tu ressens, et ce que tu fais pour te protéger empêche l'autre de vraiment te rejoindre.
Ta force n'est pas le problème
Il ne s'agit pas d'être moins forte. Tu n'as pas à choisir entre ta force et l'amour.
La question est plus précise : à quel moment ta force sert-elle à te fermer ? Quand tu dis « ça va » au lieu de « j'ai besoin de toi ce soir ». Quand tu règles un problème avant même d'en parler. Quand tu passes de l'émotion à la solution sans t'arrêter.
Ce qui peut changer
Tu peux commencer par de petites choses. Dire une émotion avant de parler de la solution. Laisser l'autre faire quelque chose pour toi, même s'il le fait autrement que toi. Remarquer ce qui se passe quand tu le fais : la gêne, l'envie de reprendre la main, et parfois, le soulagement.
Rester forte et se laisser rejoindre, ce n'est pas contradictoire. C'est même souvent ce qui rend une relation reposante, pour toi aussi.
